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Métiers verts : un marché de niche mais stratégique pour anticiper les besoins de compétences


À l'heure où la transition écologique redéfinit les priorités des entreprises, l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) vient de publier une étude qui éclaire la dynamique de l'emploi cadre dans les métiers verts. Pour les organismes de formation, ces données constituent un repère précieux pour adapter leur offre à un marché en constante évolution.


Alors que les transformations environnementales s'accélèrent et exigent des expertises pointues, le marché de l'emploi cadre dans les métiers verts reste encore limité. Une récente étude l'Association pour l'emploi des cadres ( Apec) en dresse les lignes de force. En 2024, 13 710 offres ont été publiées sur apec.fr, soit une légère contraction par rapport à 2023 (-11 %) mais un recul moindre que celui observé sur l'ensemble du marché (-16 %). Si ces métiers ne représentent aujourd'hui que 2,9 % des offres cadres, leur poids progresse régulièrement depuis cinq ans.

Un marché de niche

Deux domaines concentrent l'essentiel des opportunités : la gestion des risques environnementaux (6 060 offres) et le secteur énergie-eau (5 520 offres), qui totalisent près de 85 % des publications. À l'inverse, les segments « environnement et agronomie » (1 170 offres) et « dépollution et déchets » (960) sont moins dynamiques, ce dernier enregistrant même une baisse marquée (-21 %). Cette spécialisation se reflète également dans le profil des émetteurs : 42 % des offres proviennent d'entreprises d'ingénierie, d'architecture ou de contrôle technique, suivies par l'industrie (18 %) et la construction (12 %). L'Île-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes concentrent à elles seules 40 % des opportunités. Le niveau salarial médian, stable à 43 k€, se situe au même niveau que l'ensemble du marché cadre.

Des candidats jeunes, diplômés et experts

Le vivier de candidats présente des caractéristiques marquées : 35 % de femmes, un âge moyen de 34 ans, et un niveau de qualification supérieur à la moyenne. 87 % possèdent un bac +5 ou plus, avec un pic de 97 % dans l'environnement-agronomie. Cette surqualification reflète la forte technicité des métiers verts et des attentes des recruteurs. Les écarts entre domaines sont notables : les métiers de l'énergie attirent proportionnellement moins de femmes (25 %), quand ceux de la gestion des risques, de l'environnement et des déchets dépassent les 40 %. Les candidats aux métiers de l'environnement-agronomie sont plus jeunes (30 ans en moyenne), tandis que ceux du traitement des déchets sont plus âgés (37 ans). Par ailleurs, 42 % des candidats sont issus d'écoles d'ingénieurs, un niveau bien supérieur à celui de l'ensemble des candidatures. Le marché s'ouvre toutefois aux jeunes diplômés : 30 % des offres sont accessibles à des profils ayant moins d'un an d'expérience, avec une proportion encore plus élevée dans l'énergie-eau (33 %).

Des compétences techniques très spécialisées selon les filières

L'étude confirme un point central pour les acteurs de la formation : la transition écologique renforce la demande de compétences fortement techniques et spécifiques, très différentes selon les familles de métiers. Dans la gestion des risques environnementaux, les cadres doivent maîtriser les études d'impact, les démarches préventives, le management environnemental et la mise en place de politiques d'amélioration continue. Dans l'énergie-eau, les entreprises recherchent des expertises en génie thermique, climatique et énergétique, nécessaires pour concevoir des solutions moins énergivores et piloter des systèmes de production et de distribution d'énergie. Les métiers de l'environnement-agronomie exigent des compétences en hydrogéologie, en sciences naturelles et en évaluation de la biodiversité, ainsi qu'une bonne connaissance des règles d'urbanisme. Enfin, la dépollution et le traitement des déchets reposent sur des compétences en géosciences, en analyse des milieux contaminés, en procédés industriels et en sciences des matériaux.

Au-delà des volumes d'offres, cette étude révèle une tendance structurante : l'écologie impacte moins les  métiers que leur niveau d'expertise. Pour les organismes de formation, l'enjeu est désormais d'anticiper ce basculement vers des compétences rares, très techniques, et stratégiques pour accompagner les entreprises dans une transition durable.


Source :Centre Inffo - 16 01 2026

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