La baisse des budgets du PRIC, nouvelle source d'inquiétude pour les organismes de formation
- 9 mars
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« La suppression du volet national du Plan d'investissement dans les compétences, conjuguée aux arbitrages en cours portant sur les moyens dédiés à son volet régional, marque un recul sans précédent pour le développement des compétences ». Dans un communiqué de presse du 3 mars, le réseau des organismes de formation du Synofdes et de la Fédération nationale des UROF lancent un signal d'alerte.
Après la baisse des crédits du PIC votée par le Sénat lors des discussions du projet de loi de finances, c'est désormais l'annonce de la baisse de 56 % de crédits en régions, soit plus de 60 000 places de formation supprimées en 2026, qui inquiète : « ne pas financer ou baisser drastiquement les financements de la formation professionnelle dans une période où le chômage remonte, c'est une catastrophe », rappelle David Cluzeau, délégué général du Synofdes.
"Nous comprenons la nécessité des arbitrages budgétaire, mais les besoins de formation sont évidents : pour les publics les plus éloignés de l'emploi, pour la stratégie économique du pays, si l'on veut réussir le pari de la réindustrialisation et des transitions, en particulier numérique avec l'intelligence artificielle. Les métiers se transforment, une partie de salariés va partir à la retraite dans les années qui viennent. Il va bien falloir les remplacer avec les bonnes compétences… ».
L'État fait le choix du « décrochage massif », selon les organisations. David Cluzeau le rappelle : une réflexion est engagée au sein de la Conférence permanente des organismes de formation, afin de produire un plaidoyer à la fin du mois de novembre prochain pour redonner « à la formation professionnelle une place prépondérante dans les politiques publiques ».
Source : Centre Inffo - 06 03 2026

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