Première synthèse des « primaires de l’apprentissage » de la Fnadir
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- 14 mars 2022
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Les directeurs de CFA sont revenus, le 8 mars, sur les propositions des premiers candidats reçus dans le cadre de leurs « primaires de l’apprentissage ». Un consensus se dégage autour d’une refonte de l’orientation et de la sécurisation de l’apprentissage. La Fnadir ne se montre pas favorable à un retour au système d’avant la réforme de 2018.
A quelques semaines du 1er tour de l’élection présidentielle, la Fnadir est revenue le 8 mars sur le premier round de ses « primaires de l’apprentissage » après les auditions des LR (Les Républicains), de la majorité présidentielle et des écologistes (EELV). Les directeurs de centres de formation d’apprentis se félicitent d’un consensus des candidats autour de deux sujets stratégiques. « Une grande réforme de l’orientation est nécessaire. Le système doit être désenclavé et proposer un accompagnement tout au long de la vie professionnelle. Tout le monde semble également s’accorder sur la nécessaire sécurisation financière de l’apprentissage », note Pascal Picault, président de la Fnadir. A l’origine d’une proposition de création d’un secrétariat de l’orientation, la Fnadir milite pour des dispositifs à « la maille des territoires autour de consortiums intégrant les différentes parties prenantes notamment les entreprises et les acteurs de l’insertion ». La qualité de l’apprentissage, un enjeu fort pour 2022 Sur la question plus large de la pérennisation du financement de l’apprentissage et des aides, les propositions de la conditionner à certains des critères de performance, la Fnadir ne rejette pas le principe mais insiste sur le choix des indicateurs. « Après la phase réussie de son développement à grande échelle, il nous faut travailler sur une vision qualité de l’apprentissage », affirme Pascal Picault. Il s’agit pour la Fnadir d’un chantier à mener en 2022. Les directeurs de CFA réaffirment la nécessité de construire un référentiel national de formation des maîtres d’apprentissage qui ne se limite pas aux droits et devoirs de la fonction mais porte de véritables ambitions pédagogiques. Dans le détail des programmes présentés jusqu’ici par les trois candidats, certaines mesures inquiètent. Les LR proposent ainsi la suppression de France compétences et le retour à la gestion de l’apprentissage par les Régions. Les mesures qui ne convainquent pas Un retour en arrière qui n’aurait pas beaucoup de sens selon la Fnadir. « La réforme de 2018 est un accélérateur de l’apprentissage ». De même, l’ouverture à l’apprentissage dès 14 ans ne convainc pas. Quant au revenu citoyen avancé par les écologistes, « la proposition n’a pas été confrontée à la réalité et pourrait donner un mauvais signal ». Dans son agenda, la Fnadir poursuit ses consultations auprès de l’écosystème de l’apprentissage (2500 réponses à ce jour) et en prévoit une restitution dans la seconde moitié du mois de mars. Les directeurs de CFA attendent encore le retour des trois autres candidats du Rassemblement national, de la France insoumise et du parti Reconquête ! invités à ses « primaires de l’apprentissage ». De son côté, le tout juste candidat Macron a déjà lancé un premier pavé dans la mare en suggérant de « réformer le lycée professionnel sur le modèle de ce qu’on a fait pour l’apprentissage », lors de son premier meeting à Poissy dans les Yvelines, lundi 7 mars.
Source : Centre Inffo - 14 03 2022







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