Petit virage pour les formations des services de l'automobile
- il y a 5 jours
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Le nouveau programme de formation continue des salariés des services de l'automobile met l'accent sur le numérique et sur la gestion des clients mécontents, tout en maintenant les fondamentaux. Son budget est en baisse au profit des formations pour les nouveaux entrants.
Mobilians, organisation patronale de la branche des services de l'automobile, présentait, le 12 mars à Paris, une nouvelle offre de formations à destination des 480 000 salariés de la branche. Nommée, ProPulsion, ce programme triennal vise à maintenir et développer les compétences des mécaniciens, contrôleurs, carrossiers, vendeurs, moniteurs... qui interviennent sur les automobiles, les motos et les vélos une fois qu'ils sont sortis des usines. Les entreprises de la branche évoluent en effet dans un contexte de « mutations énergétiques, technologiques, numériques et concurrentielles », décrit Isabelle Maimbourg, directrice générale d'Opco Mobilités, en charge de la mise en œuvre technique du programme.
Former les commerciaux après les déboires des constructeurs
ProPulsion conserve les fondamentaux du précédent programme de formation (maintenance, carrosserie, commerce, management, contrôle technique, enseignement...), auxquels la branche adjoint des nouveautés. Ainsi des formations à la relation clients. Ces derniers étant de plus en plus « déjà renseignés sur les aspects techniques du véhicule » en leur possession ou qu'ils prévoient d'acheter, selon Isabelle Maimbourg, les commerciaux ont moins besoin de maîtriser la technologie. En revanche, « après les déboires de Stellantis qui avait perdu des véhicules, les airbags Takata et les moteurs PureTech défectueux, il faut équiper les commerciaux en savoir être », explique Virginie de Pierrepont, présidente de l'organisme de formation Mobipolis (anciennement GNFA), un des attributaires des appels d'offre.
Des formations à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité ont également été ajoutées. Isabelle Maimbourg admet toutefois que pour les entreprises cibles, les PME de moins de 50 salariés, l'enjeu est d'abord qu'elles « passent au stade du numérique ». La branche avait par ailleurs prévu des formations à la responsabilité sociale et environnementale mais elle n'a pas trouvé d'offre correspondant à ses besoins, « sur lesquels il va falloir se réinterroger », concède Isabelle Maimbourg.
Réorientation des budgets vers le recrutement
Mobilians promet que les coûts pédagogiques des formations du programme ProPulsion seront pris en charge à 100% dans la limite des plafonds fixés, et que les entreprises n'auront pas de démarches administratives à effectuer. Virginie de Pierrepont explique ainsi avoir mis en place la signature électronique, qui évite à l'entreprise d'imprimer et de scanner le bon de commande, et la subrogation, qui lui épargne d'avancer le financement de la formation.
Financé par une contribution conventionnelle, ProPulsion est doté d'un budget de 36 millions d'euros sur trois ans, en baisse par rapport au précédent programme (42 millions). Isabelle Maimbourg explique qu'au global, « le fond conventionnelle demeure au même niveau » mais qu'une part plus importante est affectée « au recrutement » : vers les demandeurs d'emploi et le sourcing des alternants.
Source : Centre Inffo - 17 03 2026

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